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Le trousseau de mariage et de bébé (visite au musée de la machine à coudre – Partie 4)

La tradition du trousseau de mariage permettait aux jeunes filles d’accumuler les objets indispensables à leur future vie de femme mariée. Aujourd’hui encore les mariés  font une liste de trousseau de mariage.

 

Cet article est la suite de ma série d’articles sur ma visite au musée de la machine à coudre. Vous pouvez revoir les articles précédents ici :

– Visite au musée Partie 1 : naissance de la machine à coudre grâce à son inventeur : Barthélemy Thimonnier

– Visite au musée Partie 2 : la décoration sur les machines anciennes (et même une machine interdite à la vente !)

– visite au musée Partie 3 : les premières machines électriques à coudre portable (et une machine à coudre conçue à partir d’une voiture !)

 

Pour cette partie de la visite, j’ai donc été amené à découvrir un trousseau de mariage ou du moins une partie du linge du trousseau.

Voilà ce que j’ai pu apprendre :

 

Le trousseau de mariage associé à la dot

Le trousseau avait non seulement une valeur pratique, mais aussi une valeur symbolique. En effet il témoignait de la situation financière de la famille ainsi que de l’éducation qu’avait pu recevoir la jeune fille au sein de cette famille. Cette tradition s’est perdue après la seconde guerre mondiale.

 

Que devait contenir le trousseau de mariage ?

On trouve essentiellement des vêtements (chemises, sous vêtements…) et du linge de maison (serviettes, draps, torchons, mouchoirs…).

En fonction du budget de la famille, le trousseau était donc plus ou moins conséquent. Dans les milieux modestes le trousseau était confectionné au fur et mesure par la mère et l’adolescente.  La jeune fille brodait ensuite le linge à ses initiales.

 

Excusez la qualité des photos suivantes mais ce trousseau était sous vitrine, dans une pièce avec peu d’éclairage naturel.

 

Voici un monogramme (initiales de la jeune fille qui a brodé ce trousseau). C’est juste superbe ! Très délicat, fin…

monogramme-broderie-main

 

Une taie d’oreiller (sur laquelle est brodé ce fameux monogramme) :

taie-oreiller-ancienne

 

Chemise et bonnet de nuit :

chemise-de-nuit-et-bonnet-ancien

 

Pantalon, sous vêtement féminin :

pantalon-sous-vetement-feminin

 

 

En plus  de découvrir quelques pièces d’un trousseau de mariage, j’ai pu aussi voir des pièces d’un trousseau de bébé :

(Les photos ne sont pas de très bonnes qualités, car le trousseau de bébé était lui aussi sous vitrine…)

 

Bonnet pour nourrisson :

bonnet-pour-bebe-fait-main

 

Robe d’enfant brodée :

robe-ancienne-enfant-brode

J’ai juste envie de dire “Waouh ! Mais quel travail !”

 

Et voilà une seconde robe brodée à la main :

robe-enfant-brode-a-la-main

 

 

Bavoir brodé :

bavoir-brode-ancien

C’était quand même un sacré travail que de réaliser tout cela !

 

D’autres bavoirs d’enfants :

bavoir-broderie-ancienne

 

une chemise d’enfant :

chemise-ancienne-enfant

 

Les jeunes femmes passaient donc beaucoup de temps à réaliser leur trousseau et également le trousseau de bébé.

Une de mes amies de patchwork (qui a près de 70 ans) me disait qu’à l’époque, sa mère faisait venir une couturière à la maison. C’était cette couturière qui fabriquait les vêtements de la famille (à cette époque-là on ne trouvait pas de magasin de prêt-à-porter industriel comme on peut en trouver aujourd’hui). Lorsque mon amie fut plus âgé (et en âge d’avoir un bébé), c’est elle-même et sa sœur qui ont réalisé le trousseau de bébé. Une grande partie de la grossesse était consacré à la confection du trousseau (et plus encore… car il fallait prévoir des vêtements ‘plus grands’ aussi, car on le sait tous bien, un bébé ça grandit bien vite la première année !).

 

Le musée de la machine à coudre m’a permis de faire un bond dans le passé. En plus de découvrir des pièces de trousseau, une pièce entière est consacrée également à l’entretien du linge (le lavage, le repassage…). Je vous propose de découvrir quelques photos dans ce diaporama :

 

 

J’espère que ma série d’articles sur ce musée vous a plu, que ce soit en faisant remonter des souvenirs, ou encore en provoquant des discussions avec des personnes chères. La semaine prochaine, je vous proposerai le dernier article de cette série qui sera consacré aux jouets anciens ! Et pas n’importe quels jouets anciens, car je vous parlerai  bien évidemment des machines à coudre… mais pour enfants (difficile de parler de “jouet” car lorsqu’on les voit, on se rend bien compte qu’on était plutôt dans la reproduction miniature ! Ces machines fonctionnaient comme des vraies !)

 

La suite de la visite est par là : visite musée (partie 5)

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4 commentaires pour “Le trousseau de mariage et de bébé (visite au musée de la machine à coudre – Partie 4)
  1. Super ces reportages que j’ai beaucoup appréciés et qui ont fait remonter des souvenirs si proches et si lointains à la fois.

  2. Reportages très intéressants et qui me donnent envie de faire un détour lors de ma prochaine descente dans le midi.
    J’ai personnellement beaucoup de linge ancien et je trouve cela très émouvant de me plonger dans l’intimité de mes ancêtres.

    1. J’ai conservé une grande nappe de mon grand-père. Une nappe qu’il n’avait visiblement jamais utilisé car elle était encore pliée dans une belle boite cartonnée. Un joli ruban entoure la nappe (peut être un cadeau de mariage ?).
      J’ai également du linge de lit lui appartenant (que j’utilise encore aujourd’hui ! et qui n’a JAMAIS bougé).
      Même si à l’époque on n’avait pas autant de choses qu’aujourd’hui, et bien certaines choses étaient vraiment beaucoup plus solides que maintenant.
      Dans mon prochain article je vais parler des jouets pour enfants… et franchement nos jouets actuels n’ont rien à envier aux jouets anciens ! Certes tout le monde ne pouvait certainement pas se payer un jouet à l’époque de cette qualité là car cela devait vraiment couter très cher. Mais aujourd’hui on peut finalement tout avoir (ou presque) mais tout est « bon marché » et ne tient pas la route longtemps.

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